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Littérature
Française
Daniel Boulanger
Les mouches et l'âne
roman

L'oeuvre de Daniel Boulanger s'épanouit dans
le roman, le poème, le théâtre,
la nouvelle. Daniel Boulanger est
célèbre également comme acteur
de cinéma et comme scénariste.
Les mouches ont toujours envie d'un âne et
elles aiment en changer. L'âne se sent
exister par les mouches. Le chef désire la
foule qui de son côté le cherche, le
trouve, s'en lasse, le renvoie et parfois le
supprime avant d'en saisir un autre qui ne demande
qu'à être pris. C'est à qui se
servira de l'autre avant de s'en
débarrasser. A chacun ses moyens dont la
guerre et l'attentat, et ce dernier peut prendre
des formes vicieuses.
Le cas prévu dans ce livre est la mort du
Président par bain de foule, mais les
exécutants ne sont pas des politiques.
Après la représentation, au fameux
Théâtre de l'Observatoire, d'une
tragédie grecque
« polyphile », qui va lier tous
les personnages de cette histoire, l'idée du
drame germe dans l'esprit d'un groupe de jeunes
inoccupés, rêveurs et anarchiques. Ils
commettent ce crime « pour
voir » et non pour se montrer. Ils ne
seront d'ailleurs pas vus. La justice trouvera un
coupable dans le plus innocent des hommes, un
intouchable de la plus haute espèce :
il n'a pas de mémoire. Il ne sait que son
prénom.
Comme toute fable, ce récit qui tourne sur
lui-même n'est fait que de
vérités : guerre, paix,
enthousiasme, ennui, il couvre un siècle
comme les autres, où le vrai et le faux ne
cessent de se faire du bouche à bouche.
Daniel Boulanger
Le tremble et l'acacia
Retouches
poèmes

Le tremble et l'acacia fait suite aux
premières « retouches »
parues chez Grasset en novembre 1999 : Images,
mes catins. Il s'agit de courts poèmes
libres, étranges, intérieurs,
magnifiques.
dans un balancement de saule
le mauve passe à l'ocre
un papillon plié reprend l'extase
despote souriante
suivie de mages et d'ibis
la mort efface ses rébus
Jean-Paul Enthoven
Aurore
Roman

Jean-Paul Enthoven est éditeur et critique
littéraire. Il a déjà
publié, chez Grasset, Les enfants de
Saturne (prix Valéry Larbaud 1997).
Aurore est son premier roman.
« C'est dans un miroir que j'ai
croisé le premier regard d'Aurore. Elle se
tenait derrière moi. Nos regards purent
ainsi s'attarder avec impudeur, l'un dans l'autre,
sans que personne ne s'en avise. Il n'est pas
indifférent que ce soit ce miroir qui nous
ait, en quelque sorte, rapprochés. Pas
indifférent, non plus, que son visage me
soit parvenu alors que je lui tournais le dos.
J'avais eu, tout de suite, l'impression que cette
femme sortait de mon passé et, de ce fait,
il me parut naturel de la reconnaître sans
l'avoir jamais vue. Tout, dans ce qui s'ensuivit,
se déduira de cet enchaînement. En
amour, c'est toujours le passé qui donne des
ordres... »
Le narrateur, piégé par la
beauté et le mystère d'Aurore, se
lance à corps perdu dans cet amour sublime.
Aurore se donne, fuit, louvoie, embrase la vie
joyeuse... et disparaît.
Qui donc est cette femme aux cents visages ? Putain
? Princesse polonaise ? Femme damnée ? Reine
Le narrateur enquête sur lui-même, sur
la beauté qu'il aimait, méduse au
corps multiple, à l'âme fausse - et
les mots seuls apaisent le sang blessé.
Paul Morand
Chroniques
chroniques
préface et choix de textes de
Jean-François Fogel
Paul Morand est l'auteur d'une oeuvre
considérable et polymorphe : Tendres
stocks, Fermé la nuit, Lewis
et Irène, L'homme pressé,
Fouquet ou le soleil offusqué,
Hécate et ses chiens,
Venises... Homme pressé, diplomate,
amoureux des femmes, fou de mécanique, grand
voyageur, chroniqueur magnifique, Paul Morand eut
pendant la guerre une position ambigüe,
contestée, parfois antisémite. Il
vécut en Suisse après 1945, et mourut
en 1976.
Jean-François Fogel est l'auteur entre
autres de Morand-Express (Grasset, 1980),
promenade littéraire qui, pour beaucoup,
remit Paul Morand au goût du jour.
Ces Chroniques sont un choix des grandes
chroniques que Paul Morand donna dans la presse, au
Figaro en particulier, sur tous les sujets,
dans les année 1930 - 1942 et après
la guerre. La plupart de ces chroniques,
indisponibles depuis longtemps, sont tirées
de neuf recueils, issus des fonds Flammarion et
Grasset (L'heure qu'il est, L'eau sous
les ponts, Papiers d'identité,
Rond-Point des Champs-Elysées...).
Pour la première fois, il est donc possible
de découvrir ces papillons brillants, vifs,
cruels, volages...
Jean-François Fogel a retiré les
chroniques les plus fragiles, ou bien liées
à des événements ou des
personnes aujourd'hui oubliés. Reste
l'essentiel : un florilège lumineux et
vaste, organisé par thèmes. On
retrouve un Morand à l'aise dans la vitesse,
dans la concision, un Morand chauffé
à bloc, « pushy », un
Morand voyageur, fin connaisseur des civilisations.
Il évoque un peintre, critique un roman de
Malraux, conte son voyage en Orient, esquisse une
rencontre, croque les femmes de New York, danse un
soir sur la Tamise... Ce recueil mêle
admirablement poésie, textes cosmopolites,
descriptions libres. Mais il y a aussi des textes
politiques, inquiets, proches de l'idéologie
brune, dans lesquels l'auteur exalte un homme
efficace, « maigre »,
puissant...
Il s'agit donc d'un recueil ambitieux, libre :
Morand y apparaît dans sa force et sa
limpidité, dans ses louvoiements, ses
erreurs. La langue est cristalline. Un
événement.
Valérie Tong Cuong
Où je suis
roman

Valérie Tong Cuong est l'auteur de deux
romans : Big (Nil, 1997, traduit en quatre
langues) et Gabriel (Nil, 1999). Elle est
également musicienne, écrit des
textes et chante dans le groupe Quark.
Agnès aime la chasse mais son gibier est
exclusivement masculin. Elle brise le bronze des
coeurs et la porcelaine des couples. Murée
en elle-même, belle, violente, impitoyable,
indomptable, elle chasse les hommes pour les punir
de ce qu'ils lui ont fait, quand elle était
une adolescente de quatorze ans, du sable dans la
bouche, les cheveux épars. Si proche et si
loin. Mais elle n'a jamais pardonné.
Agnès a la fragilité de celles qui
ont souffert. Elle ne comprend pas le monde
extérieur. Puis Agnès rencontre
Juste, à la peau d'ébène, au
corps protecteur, à la souplesse de boxeur.
Serait-ce la résurrection par l'amour ?
Agnès va-t-elle enfin pardonner ? Un temps,
l'amour la dérobe à
l'inquiétude. Elle vit en osmose avec Juste.
Mais il la délaisse, la bafoue, la
prête à son meilleur ami. Alors le
passé revient, avec son goût amer, sa
fragilité, ses hantises, et au bout, le
sang, le sien, et celui des autres.
Roman de l'amour sans partage, le troisième
livre de Valérie Tong Cuong nous donne un
magnifique personnage féminin : Agnès
entre l'ange et le démon, entre la pudeur et
l'offrande, entre la vengeance et le pardon.
François Weyergans
Trois jours chez ma mère
roman
François Weyergans est né en 1941. Il
a été critique de cinéma et
réalisateur. Il est l'auteur, entre autres,
de : Je suis écrivain (1989), Rire
et pleurer (Grasset, 1990), La
démence du boxeur (Grasset, Prix
Renaudot 1992), Franz et François
(Grasset, 1997).
Le héros de ce roman, un homme très
désemparé, décide, le jour de
ses cinquante ans, d'annuler tous ses rendez-vous
afin d'essayer de savoir où il en est. Il
voudrait changer de vie, de métier, de
femme, de ville, et même d'époque !
« Je refuse, se dit-il, le
côté vomitoire de celui qui se penche
sur son passé, je veux m'élancer vers
le futur. » Cependant, il ne peut pas
abolir ce passé dont il voudrait se
délivrer.
Il se souvient d'un voyage de deux mois, en Italie
et en Grèce, avec sa femme. Ce voyage a
failli les séparer, mais le souvenir qu'il
en garde le rend amoureux d'elle. Et pourtant,
affirme-t-il, « j'aurai passé ma
vie à souhaiter vivre avec d'autres femmes
qu'elle ! »
Ce roman, que l'auteur a voulu amer, ironique,
cruel, drôle, est finalement une
déclaration d'amour à la vie. Le
personnage principal, un romancier, ressemble comme
un frère aux personnages d'autres romans de
Weyergans, et bien sûr à
François Weyergraf, le héros de
Franz et François...
remise en vente
Virginie Despentes
Les chiennes savantes
roman
Virginie Despentes née en 1969, vit à
Paris dans le 18ème arrondissement. Elle a
publié chez Grasset Les Jolies choses
(1998) qui fut un succès de librairie et a
obtenu le Prix de Flore, et Baise-moi
(1999).
« La cabine n°1 avait quelque chose
du confessionnal, version luciférienne.
Granules épais rouge sombre le long des
murs, comme repeints d'un vomi de viande saignante.
C'était une pièce étroite et
haute de plafond, séparée en son
milieu par un gros grillage noir. Le client
était assis en contrebas... »
Louise travaille dans un peep-show et elle fait
ça bien. Sans se forcer. Elle se renverse
contre le mur, ferme les yeux et se met au
boulot... Elle officie patiemment avec parfois
cette envie d'être ailleurs,
d'échapper à son histoire...
Mais le jour où on découvre deux
filles sur le carreau, gorges et visages bien
nettoyés, écorchés...
ça rigole plus pareil, d'un coup... et
Louise d'en apprendre, des choses, sur ce que les
garçons font aux
filles.
Littérature
étrangère
Hans-Christoph Buch
Voyage en Afrique extrême
récit

traduit de l'allemand par Nicole Casanova
De grand-mère haïtienne, Hans-Christoph
Buch est né en 1944 à Wetzlar.
Docteur es lettres, romancier et essayiste, il
enseigne dans différents pays et est
également journaliste reporter. En France,
il a collaboré entre autres au Monde
diplomatique, à La Quinzaine
littéraire et à
L'Evénement du Jeudi. Trois de ses
ouvrages, Le mariage de Port-au-Prince,
Haïti chérie et Au
château de Kafka ont déjà
été traduits chez Grasset.
Parce qu'« il y a un degré de
misère qui nous laisse sans
voix », H.-C. Buch prend la plume et
témoigne des horreurs découvertes au
cours de ses reportages en Afrique : la guerre
et ses hordes de réfugiés, ses
charniers, l'odeur de putréfaction -
l'innommable. Afin d'ancrer son expérience
dans l'histoire africaine, il offre, en
parallèle, une lecture toute personnelle de
Caput Nili, l'ouvrage de Richard Kandt.
Parti chercher les sources du Nil en 1857, ce
médecin allemand trouva bien plus qu'une
source : « Fatigué de mes
compatriotes, doutant de Dieu et du monde, j'avais
quitté l'Europe, et l'Afrique me donna ce
que je croyais avoir perdu pour toujours : un
champs de travail et un sens à ma
vie. »
Chant de mort à deux voix, Voyage en
Afrique extrême met en regard l'Afrique
d'hier et celle d'aujourd'hui. Mais il ne s'agit
pas pour Buch de l'expliquer ou de la rendre
rationnelle : les mystères passent
comme des nuages noirs au fil du récit.
Des attentats de Nairobi et Dar Es Saalam au
massacre de Ntamara, Buch observe, enregistre,
raconte les récits de ces vies
ravagées. Alternant avec ces visions
cauchemardesques, le récit de R. Kandt,
interprété par Buch, vient creuser la
perspective du livre, évoquant la
beauté des paysages, la violence et la
corruption qui, déjà en son temps,
faisaient rage.
S'attachant aux visages de ses interlocuteurs,
à leurs propos aussi bien qu'à leurs
noms et à leur passé, H.-C. Buch
tente un effort désespéré pour
les arracher à l'anonymat des foules et leur
rendre leur individualité.
Sten Nadolny
Lui ou moi
Roman

traduit de l'allemand par Anne-Marie Geyer
Né en Allemagne en 1942, Sten Nadolny vit
à Berlin depuis 1990. Agrégé
d'histoire, il a publié entre autre La
Découverte de la lenteur (Grasset,
1998), best-seller mondial qui obtint le Prix
Ingeborg Bachmann, ainsi que Selim ou le Don du
Discours (Grasset, 1993). Lui ou moi est
son quatrième roman.
« Je vends la secousse qui
traverse les entreprises, les partis et les
institutions. Je gagne aussi du reste lorsqu'elle
ne se produit pas», note Ole Reuter dans son
journal.
La vie l'a laissé amer, l'alcool et les
excès l'ont alourdi, Reuter souffre
d'insomnies, se sent observé,
harcelé, mal-aimé, et qui plus est,
guetté par l'amnésie. La dyslexie et
les troubles de mémoire font
dorénavant son quotidien. Torturé,
hypocondriaque, il se croit coupable de la mort de
sa fille et s'imagine malade du sida, à la
suite d'une aventure extra-conjugale.
Ole part sillonner l'Allemagne
réunifiée en train,
équipé d'un dictaphone, d'un
téléphone mobile, d'un ordinateur
portable, et de divers remèdes :
whisky, cigares, et pistolet. Dans ses carnets, il
consigne, avec une exactitude compulsive et
obsessionnelle, les moindres détails de son
voyage. Quête éperdue de jeunesse et
de bonheur, plongée au cur de ses
angoisses marquée par le sceau de la folie.
Je ou il, qui tient la plume ?
Le passage inexorable du temps scande le voyage
d'un homme qui se voudrait Faust et rêve de
rencontrer le Diable, Dieu ou tout simplement le
véritable Ole Reuter...
Biographies-Essais-Documents
Evelyne Bloch-Dano
Flora Tristan
La femme-messie
biographie

Evelyne Bloch-Dano est l'auteur de la
première biographie de Madame Zola,
Grand Prix des lectrices de Elle en
1998.
Etrange destin que celui de Flora Tristan
(1803-1844) : celle qui restera dans l'histoire
comme la Femme-Messie des Saint-Simoniens, la
compagne de lutte des ouvriers, socialiste avant
l'heure, est née de l'union d'un aristocrate
péruvien et d'une bourgeoise parisienne.
Celle qui, avant de mourir d'épuisement
à 41 ans, parcourant les routes de France
pour y prêcher la cause des travailleurs, fut
aussi une beauté voluptueuse, arrachant ce
jugement à un contemporain :
« C'est la Circé antique, moins la
baguette ». Violente,
indépendante, capable de tous les
excès et de toutes les contradictions, en ce
siècle des messies d'un jour que fut le
XIX° siècle, Flora Tristan se construit
à travers ses métamorphoses: Elle fut
tour à tour aventurière au
Pérou, où une partie de sa famille
vivait dans l'opulence, mère de famille en
rupture, échappant de peu à un coup
de pistolet du mari furieux, femme de lettres
dansant dans les bals à la mode, amie de
Marie Dorval, s'attirant la jalousie d'une George
Sand, puis sous l'influence des utopies
fouriéristes, prophète de l'Union
ouvrière, à sa manière presque
mystique, indomptable, suicidaire. Alors, où
est la vérité du personnage ?
« Paria-Archiduchesse » selon
le mot de l'époque, ou
« Bas-bleu » socialiste
s'écriant « Que c'est beau
d'être bon », d'après son
petit-fils qui n'est autre que... Paul Gauguin
!
Du Pérou libéré par Simon
Bolivar au Paris du petit peuple, de Londres
où Flora Tristan se déguisa en homme
pour pénétrer la Chambre des Lords
à la France bourgeoise de Guizot, des
archives du Romantisme aux cercles enfumés
des utopies messianistes, des faux prophètes
aux vrais ouvriers, Evelyne Bloch-Dano
enquête. Flora Tristan,
auréolée depuis d'une gloire
féministe, n'est ici ni sainte ni martyre.
Juste une femme complexe, étonnante de
modernité, qui décide d'aimer comme
elle le veut.
Georges Fenech
Tolérance zéro
En finir avec la criminalité et les
violences urbaines
document
Georges Fenech, magistrat, auteur de trois essais
sur la justice, les sectes et les marchés
publics, a exercé les fonctions de juge
d'instruction, procureur de la République.
Il est actuellement avocat général
à la Cour d'Appel de Lyon. Président
d'un syndicat de magistrats, il participe depuis de
nombreuses années à tous les
débats de société auxquels il
a été confronté par sa
profession.
Ce livre a l'ambition d'ouvrir, sans concession, un
grand débat sur la question majeure de la
sécurité de nos concitoyens. Il
retrace la lente dégradation des
cités, la fracture sociale, la peur des
banlieues. Il jette un regard critique sur
l'échec des policiers, des juges et des
politiques face à un fléau qui
poursuit sa courbe vertigineuse. Il pointe du doigt
les responsabilités et dénonce la
tartuferie de certains lobbies de
l'insécurité. Il compare la situation
de la France avec les autres pays européens
et les Etats-Unis qui, en menant une offensive
volontariste, en prônant la
« tolérance
zéro », sont en passe de juguler
le phénomène. Mais le juge Fenech va
plus loin, en proposant, à l'heure des
grandes échéances électorales,
des propositions concrètes, qui une fois
mises en oeuvre, devront ruiner le sentiment
d'insécurité, dans le respect de nos
valeurs républicaines.
Michel Orcel
Verdi
La vie, la mélodrame
biographie

Michel Orcel, maître de conférence
à l'Université et historien de
l'opéra, est également poète,
romancier (Le sentiment du fer, Grasset) et
traducteur des grands Italiens (Michel-Ange, Da
Ponte, Leopardi). Il vient de publier aux Editions
du Seuil une version intégrale et
très remarquée du Roland
furieux de L'Arioste et, aux Editions Belin,
des essais intitulés Italie
obscure.
Le centenaire de la mort du grand compositeur
italien, Verdi, né en 1813 et mort le 27
janvier 1901, était l'occasion idéale
pour raconter d'une façon nouvelle la vie
d'un génie qui, ayant conquis le cur
du peuple italien dont il était issu, se
révéla un des protagonistes majeurs
du Risorgimento et de l'histoire artistique
de l'Europe moderne.
L'uvre de Verdi qui sans cesse en devenir
s'est élevée du mélodrame
romantique jusqu'aux raffinements morbides ou
pétillants de la « Conversation en
musique » de l'opéra d'avant
guerre, exigeait que soit repris sur de nouvelles
bases le récit d'une vie qui est à la
fois l'histoire d'une âme
particulièrement secrète, d'une
imprévisible ascension artistique et d'un
engagement moral et politique. Michel Orcel nous
donne une relecture originale du
théâtre musical de Verdi qui utilise
les clés les plus actuelles (la psychanalyse
notamment) et tente de montrer comment, au rebours
de Wagner, son grand rival, le compositeur italien
s'élève de l'humain au mythe, en
passant par la stylisation archétypale des
pulsions.
Se fondant, non seulement sur les documents
d'époque et les découvertes les plus
récentes, mais sur une auscultation
attentive et originale des oeuvres du compositeur,
Michel Orcel donne de Verdi un portrait amoureux et
exigeant qui est aussi un guide pour une
écoute contemporaine du créateur, de
Macbeth, Rigoletto, la
Traviata, Don Carlos, Aïda
et Otello.
Grand Format
(thrillers)
Robert Ludlum et Gayle Lynds
Opération Hadès
thriller
traduit de l'américain par Marie-Lise
Hieaux-Heitzmann

Pour ce titre, Robert Ludlum, maître
incontesté du suspens, s'est associé
avec Gayle Lynds, elle même auteur
primée de deux best-sellers internationaux :
Mosaic et Masquerade. L'uvre de
Ludlum, traduite dans le monde entier, compte,
entre autres : Le Cercle des
Matarèse, La Vengeance dans la peau,
Le Manuscrit Chancellor, L'Illusion Scorpio, Les
Veilleurs de l'Apocalypse, La Conspiration
Trevayne, Le Complot des Matarèse
(Grasset, 1999).
Alors qu'il assiste à une série de
conférences à Londres, Jonathan
Smith, médecin et chercheur à
l'Institut de Recherche Médicale de
l'Armée Américaine pour les Maladies
Infectieuses, apprend que Sophia, sa
fiancée, a été appelée
en pleine nuit au laboratoire à haut risque
où elle travaille : trois
décès brutaux causés par un
virus inconnu se sont produits à travers les
Etats-Unis. Jon rentre pour assister, impuissant,
à l'agonie de sa fiancée, victime
à son tour du mystérieux virus.
Malgré les conclusions des médecins,
il reste persuadé qu'elle a
été assassinée.
Au cours de son enquête clandestine, Jon fera
progressivement appel à d'anciens amis,
Marty Zellerbach, génie de l'informatique,
et Peter Howell, ancien du SAS, pour l'aider
à démasquer les auteurs de
l'opération.
Le Dr Jonathan Smith et ses comparses sont de plus
en plus persuadés qu'un homme possède
le virus et s'en sert pour déclencher une
pandémie. Dans quel but ? Ils approchent peu
à peu de l'insoutenable vérité
: des millions de gens sont morts pour que les
nations soient prêtes à acheter le
sérum fabriqué par Blanchard
Pharmaceuticals, le laboratoire de Victor
Tremont
Perri O'Shaughnessy
Entrave à la justice
thriller
traduit de l'américain par Jean
Rosenthal

Perri O'Shaughnessy sont en fait deux soeurs :
l'une, Pamela, est diplômée en droit
de Harvard et exerce comme avocate en droit civil
et pénal depuis plus de dix ans ; l'autre,
Mary, est écrivain et éditeur. Elles
ont publié plusieurs thrillers judiciaires
dont deux traduits chez Grasset : Intimes
convictions (1997) et Amnésie
fatale (1998).
Partis pour une randonnée pédestre
qui leur tient lieu de premier rendez-vous galant,
l'avocate Nina Reilly et le procureur adjoint de
Tahoe, Collier Hallowell , assistent à la
mort d'un promeneur frappé par la foudre.
Hallowell ne s'est pas encore remis du
décès atroce de son épouse, le
juge d'application des peines Anna Meade Hallowell,
fauchée trois ans auparavant par un
chauffard : il est terriblement choqué
par l'accident. Un premier rendez-vous qui finit
mal, et le début d'une affaire qui mettra
à rude épreuve l'éthique
professionnelle de Nina et son cur de
femme...
Nina est persuadée que la mort du promeneur,
Ray de Beers, est un châtiment divin en
punition des violences qu'il faisait subir à
sa femme. Mais le père du défunt
réclame l'exhumation du corps, contre l'avis
de la veuve, paniquée, et de ses deux
enfants. Ces derniers engagent Nina afin qu'elle
suspende la procédure. De terribles secrets
de famille sont alors révélés,
qui feront surgir de nouvelles interrogations sur
la mort de Anna Hallowell, une pièce
à conviction accablante contre l'un des
enfants, et entraîneront le meurtre du
grand-père
à moins que Nina
n'entrave le cours de la justice...
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