Nouveautés Grasset

Mars - Avril
2010

Littérature française | Littérature étrangère | Thrillers
Essais, documents, biographies | Petite collection blanche
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Littérature Française


Mars


Rachid Boudjedra
Les figuiers de barbarie
roman
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Né en 1941 à Aïn-Beïda, dans les Aurès, Rachid Boudjedra étudié la philosophie et les mathématiques à Alger et à Paris. Il a enseigné ces deux disciplines dans ces deux villes. Depuis 1972, il se consacre à la littérature et à l'écriture de scénarios. Traduit dans 34 pays, il est l'auteur de nombreux romans, dont quatre publiés par Grasset : Lettres algériennes (1995), La Vie à l'endroit (1997), Fascination (2000) et Les Funérailles (2003). Il vit aujourd'hui à Alger.

Deux hommes se retrouvent côte à côte dans le vol Alger-Constantine. A dix mille mètres d'altitude, en un peu moins de d'une heure, c'est leur destin - et celui de tout un pays à travers le leur -, qui va se jouer au fil de la conversation et des réminiscences.
Ils sont unis par les liens du sang, par l'expérience traumatisante de la guerre d'Algérie, mais aussi par le souvenir d'un été torride de leur adolescence, épisode dont jamais ils n'ont reparlé mais qui symbolise la jeunesse perdue de leur patrie. Rachid, le narrateur, a toujours voué une admiration mêlée d'envie et de ressentiment pour son cousin Omar ; celui-ci, devenu un célèbre architecte, parcourt le monde pour mieux fuir ses démons. Ce sont ces fantômes que Rachid va le forcer à exorciser : son grand-père Si Mostafa, propriétaire terrien, l'homme aux " figuiers de Barbarie ", symbole d'une Algérie prospère et paisible ; son père Kamel, commissaire soupçonné d'avoir collaboré avec les autorités françaises pendant la guerre ; son frère Salim enfin, engagé dans " l'Organisation ", mort dans des circonstances mystérieuses.
C'est toute l'histoire de l'Algérie déchirée, depuis la conquête française jusqu'à l'indépendance, de l'enfance dorée et sensuelle aux horreurs de la torture et du terrorisme, qui défile dans les souvenirs du narrateur.

Georges-Olivier Châteaureynaud
Le corps de l'autre
Roman
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Né en 1947 à Paris, Georges-Olivier Chateaureynaud est nouvelliste et romancier. Il a publié notamment La Faculté des songes (Prix Renaudot 1982), Le Démon à la crécelle, Singe savant tabassé par deux clowns (Bourse Goncourt de la nouvelle, 2005) et L'Autre Rive (Grasset, 2007).

Un soir de Noël, Louis Vertumne, critique redouté surnommé par le milieu " l'atrabilittéraire ", est agressé par un jeune skinhead. Le respectable septuagénaire s'effondre, frappé à la poitrine. Une fraction de seconde plus tard, il est debout, un couteau ensanglanté en main : à ses pieds, c'est son propre corps qui gît inanimé.
Epouvanté, Vertumne comprend qu'il habite le corps de son agresseur, qui lui est en tous points opposé : il est désormais Donovan Dubois, voyou inculte, sale, misérable mais dans la force de l'âge, assassin de surcroît. Il se découvre une gentille fiancée, un frère aîné raisonnable, un père à l'agonie et de bien dangereuses fréquentations. Partagé entre fascination et dégoût, convaincu d'être recherché pour meurtre, il prend la fuite.
Commence une existence nouvelle, à laquelle Vertumne-Donovan cherche à donner un sens, entre tentatives d'en écrire le roman, tentations de s'abîmer dans l'insouciance animale et désir d'en finir, tandis qu'il s'interroge sur la vanité de sa première vie. Après s'être réfugié dans les bras de l'émouvante Poppée, professeur de latin et nymphomane alcoolique dont il fait, six mois durant, sa " providence titubante ", il part lui-même à la dérive. Jusqu'à réaliser qu'il est peut-être le jouet d'un dieu malin qu'il lui faut assassiner pour mourir enfin.
Fantasme d'un esprit dérangé, comme le diagnostiqueront les psychiatres ? Inquiétante étrangeté d'une réalité dont les lois, comme à Vertumne, nous échappent ? Le roman demeure en cette limite trouble, où il n'est jamais permis d'en décider…

Jean Luc Coatalem
Le dernier roi d'Angkor
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Jean-Luc Coatalem, est né en 1959, breton d'origine, écrivain et journaliste à Géo. Il est l'auteur chez Grasset de Je suis dans les mers du Sud (Prix des Deux-Magots, 2001), de La Consolation des voyages et, récemment, de Il faut se quitter déjà.

Qui est ce garçon asiatique surnommé Bouk et qui, le dimanche à la maison Boissier, apparaît comme par enchantement dans cette paisible famille française ? Un prince déchu, un parent caché ou, tout simplement, un orphelin arraché au Cambodge en guerre ?
Une amitié se noue alors entre lui et le narrateur, dans un sentiment tissé de fascination, de trouble et de crainte. D'autant que Bouk sait entretenir son mystère et qu'un silence prudent l'entoure. La famille ne compte-t-elle pas aussi quelques anciens coloniaux rentrés d'Indochine? Enfin, le garçon disparaît brusquement et, selon la légende, s'en retourne à Angkor pour se cacher.
Des années plus tard, au terme d'une crise personnelle, le narrateur part à sa recherche, en France et au Cambodge. Que reste-t-il de ces années heureuses qui passèrent comme un songe et dont la grande maison Boissier, à Viroflay, fut le théatre? Que pèse la trace d'un enfant devant les ruines majestueuses des empires khmers? Quel était surtout son secret à jamais perdu ?
Avec ce roman ému, écrit à vif, Jean-Luc Coatalem, dont on sait la passion pour l'Asie, signe son ouvrage le plus intime. Un voyage au loin qui se double d'un voyage au fond de soi.

Fabrice Gaignault
Aspen terminus
Roman
Collection " Ceci n'est pas un fait divers "

Auteur de Egéries Sixties et du Dictionnaire de Littérature à l'usage des snobs traduit en plusieurs langues, Fabrice Gaignault a enquêté deux ans, de Los Angeles à Aspen, de Paris à New York pour retrouver les principaux témoins de cette affaire comparable, par son retentissement et ses conséquences, à l'affaire O.J. Simpson.

C'est l'histoire d'une danseuse française devenue une chanteuse américaine à la fin des sixties. Belle, et intrigante, elle inspire les Rolling Stones et fait tourner toutes les têtes. Elle connaît le succès, la fortune, et l'existence fastueuse des stars de Hollywood. Puis elle rencontre Spider une légende du sport américain avec qui elle a une liaison explosive. Leur love-story à Aspen, la station de ski huppé du Colorado défie la chronique. Le 21 mars 1976, Claudine tue son amant accidentellement. L'Amérique se passionne pour cette affaire de mœurs qui possède tous les ingrédients du plus sulfureux des polars chez les riches et célèbres, et qui connaîtra un dénouement inattendu.

Adrien Goetz
Le coiffeur de Chateaubriand
Roman
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Adrien Goetz interrompt momentanément sa série des intrigues de Pénélope dans le monde des musées (Intrigue à l'anglaise, 2007, Prix Arsène Lupin, Intrigue à Versailles, 2009), pour revenir à la période romantique qui lui est chère (il enseigne à la Sorbonne l'histoire de l'art du XIXe siècle) et qui lui avait inspiré déjà un roman, La Dormeuse de Naples (2004, Prix Roger Nimier, Prix des Deux Magots).

Adolphe Pâques, " artiste coiffeur ", a un secret qu'il n'ose pas dire à son plus illustre client, François René de Chateaubriand. Il est fasciné par ses livres. Il en apprend des pages entières par cœur. Il conserve aussi comme un maniaque tous les cheveux du grand écrivain. De son côté, celui-ci se consacre à ce qui sera son dernier manuscrit. Alors que les éditeurs complotent pour s'emparer de ces Mémoires d'Outre-tombe, arrive de Saint-Malo une jeune femme métisse, romantique, métisse et passionnée par la littérature. Chateaubriand part pour Venise. Adolphe Pâques fait l'acquisition d'une arme à feu. Que va-t-il se passer ?
Adolphe Pâques a existé. Il a réalisé un tableau " en cheveux de Chateaubriand ", exposé au Musée de Saint-Malo, qui représente la chambre natale de l'écrivain, et laissé un volume de souvenirs. Adrien Goetz a retrouvé, à la documentation du musée Carnavalet, tout ce qu'on sait de ce Fabrice Lucchini du XIXe siècle. L'intrigue autour du manuscrit des Mémoires d'Outre-tombe est authentique. Seule l'héroïne est inventée, qui s'inspire de ces lectrices éperdues qui écrivaient à Chateaubriand et du roman à succès de sa " sœur de cœur ", Claire de Duras, Ourika, où apparaît la première héroïne noire de la littérature française.
Sur le thème de la fascination maniaque pour " le grand écrivain ", allant jusqu'au désir de tuer, un roman bref, instructif et passionnant.

François Léotard
La nuit de Kahina
Roman

François Léotard, aujourd'hui retiré de la vie politique, a été ministre de la Culture et ministre de la Défense. Il est l'auteur chez Grasset de plusieurs romans, dont La couleur des femmes (2002), La Vie mélancolique des méduses (2005), Le Silence (2007), et de récits qui furent des succès de librairie, entre autres : A mon frère qui n'est pas mort (2002) et Ça va mal finir (2008).

1950. La France sort de l'Occupation, exsangue. A l'autre bout du monde, son Empire colonial se désagrège. C'est là-bas, à Saigon, que deux hommes en rupture de ban se rencontrent dans les rangs de l'armée. Max - le narrateur - est photographe de guerre pour l'état-major. Bob, Irlandais au passé trouble, entré dans la Légion Etrangère pour échapper à la police de son pays, est un parachutiste qui fuit son destin. Entre eux, l'amitié s'impose comme un coup de foudre.
En Algérie, quelques années plus tard, tous deux tombent amoureux de la même femme, Kahina, jeune kabyle violée dans d'obscures circonstances, un jour de 1957, alors qu'au même moment son père se faisait égorger sauvagement pour avoir été l'informateur des Français.
Entre Marseille et Alger, entre Paris et l'Irlande, les sentiments brusques, la camaraderie, l'histoire intime et l'histoire collective d'une nation martyrisée, l'amour comme rédemption, hantent ces hommes blessés.
Ensemble, après les guerres, Bob et Max fabriqueront de faux papiers. Max ira en prison tandis que Bob, l'être de fuite, disparaîtra sans laisser de traces…
Ecrivant au fond de la cellule où il est enfermé, le narrateur soumis aux défaillances de sa mémoire nous livre un récit fragmentaire. Est-ce un adieu à la France qui s'en va ? Ou un adieu à l'héroïsme ?

Avril

Bayon
Tourmalet
Roman

Né en 1951 en Côté d'Ivoire, Bayon est journaliste à Libération et romancier. Il est l'auteur, chez Grasset, de Le lycéen (2000, nouvelle édition), Les Animals (Prix Interallié, 1990), La route des gardes (1998), Les pays immobiles (2005), Mezzanine (2009). On lui doit aussi de célèbres livres d'entretiens : Selby de Brooklyn (Bourgois, 1983) et Serge Gainsbourg raconte sa mort (nouvelle édition, 2001). Son roman Haut Fonctionnaire est maintenant en Cahier rouge.

" Un corps de cycliste dans la descente du Tourmalet: tel est le sujet - auto-autopsié du côté du corps inerte - de ce huis-clos crânien pantelant. Entre "Les Choses de la vie" et "Voyage autour de ma chambre" (de réanimation), Tourmalet est un livre initiatique qui côtoie les confins et cherche l'âme près de l'os.Fracturé, blafard et lapidaire, le style psalmodique vécu en est celui du coma - qui est aussi un vide musical. Ode au col mythique pyrénéen dont on commémore le centenaire du franchissement à vélo, la course-poursuite immobile "Tourmalet" est une célébration de l'Accident comme sacré. "
Bayon

Plus de dix ans après La Route des gardes, Bayon évoque ici la chute de vélo qu'il fit dans la descente du célèbre Tourmalet. Plus qu'un accident, c'est un " événement ", une traversée de la vie, de la mort, de la mémoire. Un livre d'os et de mots, de nausée et de migraine, mais aussi de vent et de grand sud. Inoubliable.

Anna Cabana
Inapte à dormir seule
Roman

Anna Cabana, née en 1979 à Montpellier, journaliste politique au Point, est l'auteur d'un récit qui fut un grand succès en librairie, plus de 170.000 exemplaires vendus, Cécilia (Flammarion, 2008) et de Villepin, La verticale du fou (Flammarion, 2010).

Une jeune femme au bord du mariage comme d'autres le sont au bord de la crise de nerfs.
Une jeune femme qui attend son promis dans une voiture aux vitres fumées, homme plus âgé qu'elle, père de famille, un chrétien, un homme solide, quand elle est juive, émotive, lyrique, et surtout, qu'elle refuse de grandir parce que ses parents mal divorcés sont eux-mêmes des enfants.
Une jeune femme vêtue de blanc, offerte mais interdite, cherchant un rabbin à l'esprit ouvert pour marier une rebelle et un catholique.
Une jeune femme et ses souvenirs, les accidents de la vie, les amants quittés, les os fracassés, et en prime, l'ombre tutélaire de Marguerite Duras et d'Albert Cohen.
Un mariage et un enterrement.
Un roman à fleur de peau, entre comédie et psycho-drame, clan recomposé et mémoires en miettes.

Sarah Chiche
L'emprise
Roman

Sarah Chiche vit et travaille à Paris. Elle est étudiante en psychologie clinique et en psychopathologie à l'Université Paris-Diderot. Son mémoire de maîtrise a pour sujet " La mélancolie et le démoniaque ". Après L'Inachevée (2008), L'Emprise est son deuxième roman.

Une jeune femme, à la suite d'un divorce, est en grand désarroi. Ses parents la confient à un thérapeute qui lui promet guérison et bonheur rapides. Il pratique " la thérapie de l'esprit " et semble au-dessus de tout soupçon. Hésitante, elle se rend au premier entretien. En quelques semaines, ce thérapeute lui devient indispensable. Un piège infernal se referme sur elle. Au fil de séances facturées à un tarif scandaleux, soumise à un régime de " séduction-épuisement-isolement-obnubilation ", elle est peu à peu réduite à un assujettissement total. On la persuade même qu'elle est possédée par le démon. Elle est soudain prise de douleurs effrayantes, elle sombre dans une folie semblable à celle des possédées de Loudun. Recluse dans la prison mentale imposée par ce thérapeute pervers, il lui faudra des années pour échapper à son emprise.

Philippe Vilain
Confession d'un timide
Essai

Romancier, essayiste, Philippe Vilain est l'auteur de Faux-père (Grasset, 2008), de Paris l'après-midi (Grasset, 2006, prix François Mauriac de l'Académie Française) et de Défense de Narcisse (Grasset, 2005).

Dans ce livre tout à la fois essai et analyse psychologique intime, Philippe Vilain tente de cerner la timidité dans les rapports complexes qu'elle entretient avec la pudeur, la crainte et la honte. À travers un large éventail d'exemples, personnels et littéraires, il développe l'idée que la timidité est bien plus qu'un trait de caractère subi, une prison que le timide a acceptée, une fatalité qu'il s'est créée. De la banale timidité sentimentale à celle, maladive, des grands pudiques, il fait ressortir toutes les nuances et les manifestations les plus variées et inattendues de ce phénomène désigné, mot à la signification trop vague. En interrogeant la psychologie, la philosophie et la littérature, et en ne s'épargnant pas lui-même dans une analyse parfois douloureuse, Philippe Vilain interroge ce qui est pour lui le " nouveau Mal du Siècle ".

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Littérature étrangère

Mars

Charles Lewinsky
Un village sans histoires

Roman

Charles Lewinsky, né en 1946 à Zurich, a étudié la littérature allemande et le théâtre. Il est dramaturge, scénariste et romancier. Melnitz (Grasset, 2008) a obtenu le Prix du Meilleur livre étranger. Son précédent roman, que nous publions ici, a obtenu en 2000 le prix de la Fondation Schiller.

Courtillon est un hameau au centre de la France. Un étranger, un Allemand, s'y installe pour y retrouver la paix après un chagrin d'amour. La population du village est présentée dès le premier chapitre : le juge retraité, Brossard, et sa femme ; le gendarme Deschamp et sa femme ; Jojo, l'innocent du village qui a une passion pour le feu ; le maire, Ravallet, personnage ambitieux et crapuleux qui veut faire draguer la rivière pour installer une gravière et un camping sur ses terres ; sa mère, la femme aux poules, à moitié folle ; Mademoiselle Millotte, une vieille femme en fauteuil roulant qui sait tout et devine le reste ; le ménage Charbonier, elle, qui aime les plaisirs de la chair et lui, la pêche ; Valentine, leur fille étrange ; le ménage Perrin, lui dit Saint-Jean, adroit et bricoleur ; le général Belpoix, qui se dit ancien résistant et possède encore un fusil…
L'étranger observe : pourquoi madame Perrin porte-t-elle des lunettes noires ? Mademoiselle Millotte dit que c'est parce que son mari couche avec madame Charbonnier. Pourquoi la fille des Charbonier s'est-elle jetée par la fenêtre ? Pourquoi Jean Perrin s'est-il fait rosser dans les bois ? Pourquoi le général dit-il " mein Herr " ? Pourquoi Madamoiselle Millotte est-elle tuée ?
Peu à peu le narrateur est mis au fait des drames du passé (on accuse le père du maire d'avoir tué un jeune maquisard anglais et volé les billets qu'il transportait) , du présent (les affaires immobilières). Tout va se nouer et se dénouer, et l'on saura pourquoi " l'étranger " est venu chercher refuge dans un village sans histoires, en apparence…

Sandro Veronesi
Terrain vague

Roman
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Sandro Veronesi, né en Toscane en 1959, obtient un diplôme d'architecture à l'Université de Florence, avant de se tourner vers l'écriture. Son premier roman traduit en français, Les vagualames, est publié chez Laffont en 1993. Suit en 2000 La Force du passé (Plon, 2000) qui obtient le Prix Campiello et le Prix Viareggio. Chaos calme (Grasset, 2008) adapté au cinéma avec Nanni Moretti dans le rôle principal, a obtenu le Prix Strega en 2006 et a été récompensé en France par le Prix Méditerranée et le Prix Fémina. Brûle, brûle, feu de l'enfer ! est son dernier roman.

Italie, années 60. Deux mondes différents mais parallèles se font face. D'une part le Chantier, quartier des bas-fonds planté sur un sordide lopin de terre, où les habitants, des laissés pour compte, survivent tant bien que mal en marge du boum économique. C'est dans ce quartier miteux que Salvatore, enfant des rues échappé de l'orphelinat, trouvera refuge et fera la connaissance du vieil Omero, qui lui ouvre sa porte, de Rase-Mèche qui, à la mort du vieil homme, l'initie à ses activités et de Pampa, autre gamin des rues, solitaire et sauvage.
De l'autre côté du chemin : les enfants trouvés de l'orphelinat, placé sous l'autorité du Père Spartacus, ancien missionnaire intégriste qui souhaite ériger, à la gloire de la Sainte Vierge, un sanctuaire fait d'engrenages et de néons, grâce au magot d'un petit malfrat repenti…
Entre ces deux mondes, peu de mots. Peu d'échanges. Rien. D'un côté, le progrès, la modernité bourgeoise. De l'autre, les enfants des rues, les laissés pour compte, les victimes. Un roman très beau et d'une grande délicatesse qui ne décevra pas les nombreux lecteurs de Chaos calme.

Avril


Daniel Glattauer
Contre le vent du nord

Roman
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Daniel Glattauer, né à Vienne en 1960, écrit depuis 1989 des chroniques politiques et judiciaires pour le grand journal autrichien Der Standard. Il est l'auteur de plusieurs livres, jamais traduits en français. Quand souffle le vent du nord est son plus grand succès (plus de 750 000 exemplaires vendus, sélectionné pour le prix du meilleur roman allemand en 2006, traduit dans vingt-cinq langues).

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre…
De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d'amour. Un jour, pourtant - enfin ! -, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Francesco Piccolo
Les tentations du mâle

Roman

Plusieurs romans et nouvelles, à ce jour jamais traduits en français, ainsi que des scénarios pour le cinéma - citons, entre autres, Le caïman ou encore Chaos calme, tiré du roman de Sandro Veronesi (Grasset, 2008). Chroniqueur pour La Repubblica, il vit actuellement à Rome.

Le " mâle " du titre est un quadragénaire dans la norme : père affectueux et mari aimant, il a un travail auquel il se consacre avec passion depuis des années. En somme, une vie normale et en apparence heureuse. Pourtant, celle-ci se ramifie en un nombre de vies parallèles qui laisse pantois : il y a d'abord sa deuxième vie, avec Valeria, la meilleure amie de sa femme, Teresa, avec qui il entretient une liaison depuis 9 ans, puis la troisième, avec sa collègue Francesca (depuis 3 ans), puis une quatrième, avec Silvia, une architecte qu'il a rencontrée lors d'un festival, 18 mois auparavant. Sans compter les occasionnelles histoires d'une nuit.
Le mâle découpe ainsi sa vie en petites tranches et tout se passe à merveille : l'épouse légitime ne soupçonne rien et le narrateur continue en toute impunité. Jusqu'au jour où Teresa disparaît pendant une semaine. Le mari volage aurait-il été démasqué ? Loin s'en faut…


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Collection Grand Format

Mars

Karin Slaughter
Hors d'atteinte
Thriller
Lire le premier chapitre
Karin Slaughter a grandi dans une petite ville du sud de la Géorgie et vit à Atlanta. Tous ses romans sont publiés chez Grasset : Triptyque (2008), Pas de pitié pour Martin (2009), ainsi que la série " Grant County " qui a fait sa renommée dans le monde entier - Mort aveugle (2003), Au fil du rasoir (2004), A Froid (2005), Indélébile (2006), Sans foi ni loi (2007) - et dont Hors d'atteinte constitue le dernier épisode en date.

La détective Lena Adams croupit dans une cellule étouffante du comté d'Elawah, en Georgie. Blessée, furieuse, et murée dans le silence, elle est l'unique témoin d'un crime abominable : une femme brûlée vive dans une voiture. Appelé à la rescousse par les autorités locales, le chef de la police de Grant County, Jeffrey Tolliver, vient chercher sa collègue traumatisée - mais Lena, à la première occasion, lui glisse entre les mains et disparaît dans la nature. Jeffrey et sa femme, le médecin légiste Sara Linton, partent à ses trousses, sans savoir à quoi s'attendre.
L'enquête les mène dans la petite ville où a grandi Lena, un bled rongé par la pauvreté, le racisme, la violence et l'alcoolisme. Bientôt, ils se retrouvent aux prises avec l'homme qui a élevé Lena, héroïnomane au bord de la tombe ; l'homme qu'elle a aimé et qui la battait, aujourd'hui incarcéré mais toujours aussi dangereux ; le shérif du coin, aussi débonnaire que mystérieux ; et enfin, une effrayante confrérie de suprématistes arborant des tatouages nazis…
Qui est la femme brûlée dans la voiture ? Que cherche à fuir Lena ? Qui cherche-t-elle à sauver ? Et quels innommables secrets, enfouis depuis des générations, Jeffrey et Sara s'apprêtent-ils à découvrir, à leurs risques et périls ?

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Essais, documents, biographies

Mars

Antoine de Baecque
Jean Luc Godard

Biographie

Historien et critique de cinéma, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma entre 1997 et 1999, puis rédacteur en chef des pages Culture de Libération de 2001 à 2006, Antoine de Baecque est l'auteur d'un grand nombre de livres consacrés au cinéma, parmi lesquels on retiendra sa biographie coécrite avec Serge Toubiana de François Truffaut (Gallimard, 1996, 50.000 ex. vendus), La Nouvelle Vague, portrait d'une jeunesse (Flammarion, 1998), L'histoire-caméra (Gallimard, 2008), mais aussi d'essais historiques, entre autres, La gloire et l'effroi (1997) chez Grasset.

Jean-Luc Godard, le cinéaste culte d'A bout de souffle et de Pierrot le fou, le chef de bande de la Nouvelle Vague, l'agitateur politique des années gauchistes, le publicitaire de lui-même, le provocateur misanthrope, l'archiviste, et enfin l'ermite de Rolle qui sera âgé de 80 ans en 2010, bref tous ces visages souvent contradictoires réunis en un seul : la première biographie en France de l'impossible M. Godard, dont Serge Daney disait qu'il y a " toujours chez lui une matière biographique, coriace et finalement mal perceptible. "
On l'aime/on ne l'aime pas : qu'importe, JLG a tissé l'histoire culturelle du vingtième siècle et ses images (Belmondo le visage bleu dans Pierrot le fou, les fesses de Brigitte Bardot dans Le mépris, Johnny Halliday, Anne Wiazemsky dans La Chinoise, mais aussi un quatuor de Beethoven ou un nuage sur le lac Léman) ont marqué notre époque. Du hussard droitier, rejeton de la haute société protestante qui marche sur les mains pour épater Bardot au contestataire cinéphile qui écrit à Malraux " ministre de la Kultur " une lettre sur " la censure, gestapo de l'esprit ", du réalisateur tyrannique humiliant ses acteurs à l'amoureux peintre des femmes dans Prénom Carmen, du moraliste politisé en treillis de combat au King Lear sépulcral cigare en bouche, de l'historien des images " relié au passé " au kinoclaste " shooté au show-business ", défilent ici quatre-vingt années de vie, de cinéma, de travail et de passions brûlantes. " Son génie est plus fort que sa volonté d'auto-destruction " disait Daniel Cohn-Bendit.
C'est aussi la résurrection d'une époque française : la cinéphilie, d'une fraternité (avec Truffaut), d'une rivalité sous l'œil des caméras.

Laurence Benaim
Yves Saint Laurent, after hours

Récit
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Ex-collaboratrice du Monde, Laurence Benaïm est la directrice du magazine Stiletto, trimestriel qu'elle a créé en 2003. Elle est l'auteur chez Grasset de deux biographies, Marie-Laure de Noailles (2001) et Yves Saint Laurent (1997, réédité en 2002, puis en 2008) et en Livre de Poche en mars 2010.

Yves Saint Laurent est mort le 1er juin 2008. Celui que Mishima appelait " l'enfant aux nerfs d'acier " était la somme de tous les couturiers et celui qui les avait tous démodés, au nom d'une allure, d'un style irréductible à des lignes et à des saisons. En 2009, la crise a fait voler en éclats une époque.
Ce livre est le récit d'une rupture annoncée, qui commence avec la fermeture de la maison de couture en janvier 2002 et s'achève avec l'annonce de la rétrospective YSL prévue au Petit Palais en mars 2010.
" J'ai cherché à raconter comment Yves Saint Laurent est devenu l'étranger, le spectateur d'un monde dont il avait été pourtant l'apprenti sorcier. Au-delà des lots, des records, de la dispersion des tableaux et des œuvres d'art, que restera-t-il de l'homme comme du créateur ? Nourrie par ce que j'ai vu, senti, j'ai écrit ce livre dans l'urgence, rassemblant les souvenirs, les témoins, attentive à célébrer au-delà de toute nostalgie, la modernité d'un regard que ne combleront jamais les honneurs ", écrit Laurence Benaïm.

François Jullien
Cette étrange idée du beau

Essai

Philosophe et sinologue, professeur à l'Université Paris-Diderot et membre de l'Institut universitaire de France, François Jullien dirige l'Institut de la pensée contemporaine. Son travail est traduit dans une vingtaine de pays.

" Du beau, on n'a cessé, au fil des siècles, de remettre en question les critères et les conceptions ; de faire varier les définitions. Mais s'est-on jamais interrogé sur ce préalable, déposé dans la langue, celui de pouvoir dire simplement : " le beau " ?
A-t-on jamais sondé, en effet, sur quel socle enfoui " le beau " est juché ? Lui, la grande cheville ouvrière de notre métaphysique : nous apprenant à quitter la diversité du sensible pour l'unitaire de l' " idée " ; comme aussi, en retour, nous frappant d'effroi - d'émoi - par son absolu faisant irruption à même le visible. Seule issue restante, dès lors, depuis que les dieux sont morts, pour nous forger un salut.
Or la pensée chinoise n'a pas isolé - abstrait - " le beau ".
En faisant travailler cet écart, je souhaite dégager d'autres possibles ne se rangeant pas sous la monopolisation du beau ; par suite, explorer d'autres fécondités que l'art contemporain, en guerre ouverte avec le beau, peut rencontrer.
De quoi du moins sortir le beau des lieux communs qui l'épuisent : pour le rendre à son étrangeté. "

Stephen Smith
Voyage en Postcolonie
Un nouveau monde franco- africain

Spécialiste des questions africaines à Libération puis au Monde, où il fut également rédacteur en chef adjoint du Service étranger, Stephen Smith est depuis 2005 journaliste indépendant et enseigne à l'Université de Duke aux Etats-Unis. Il est notamment l'auteur de Négrologie : pourquoi l'Afrique meurt (Calmann-Lévy, 2003/Hachette Pluriel 2004), qui a obtenu le prix France Télévision et suscité une vive polémique.

Cinquante ans après les indépendances, que reste-t-il de la France en Afrique subsaharienne ? Plus précisément, qu'ont fait les Africains, depuis qu'ils sont libres de choisir, de ce que l'ancien colonisateur leur a apporté, du Code Napoléon à la baguette en passant par la langue française? Comment se situent-ils par rapport à la Françafrique, la queue de comète affairiste de "l'Etat franco-africain" bâti en 1960 sur les restes de l'Empire?
Fort de l'idée que les "postcolonies" au sud du Sahara ont pris leur destin en main, et qu'elles sont désormais un Nouveau Monde pour la France en raison de l'héritage colonial en partage, Stephen Smith va à la rencontre d'Africains ordinaires et extraordinaires, de la Côte d'Ivoire à la Guinée, au Sénégal et au Mali, puis du Cameroun au Gabon en passant par le Congo, pour " voir, comprendre, se faire surprendre "… et pour nous affranchir enfin de ce que Flaubert écrivait du temps de l'Empire, et qui continue d'obérer le rapport de la France au continent noir, c'est-à-dire aussi à elle-même: "Colonies (nos): s'affliger quand on en parle".
Portraits et paysages (urbains), discussions à bâtons rompus ou entretiens (avec le président ivoirien Gbagbo ou avec Baba Kourouma, un disciple de Robert Debré et intime de Sékou Touré), vie quotidienne et scènes kafkaïennes (dans l'antichambre du chef de l'Etat guinéen, le capitaine Camara, ou à un poste-frontière gabonais), expéditions délirantes dans le Congo-Océan bondé ou en moto-taxi dans la jungle, initiation au nouchi , le " français ivoirien " où chaque mot est un faux ami : s'il rapporte une expérience, le livre, surtout, nous emporte.
Sur le modèle de Naipaul, Stephen Smith nous donne un récit de voyage extrêmement vif, plein d'humour et de détails savoureux, passionnant à tous égards. De l'Histoire et des histoires. Un retour sur le passé de l'Afrique anciennement française, une réflexion sur le présent et l'avenir des générations nouvelles. Un autre regard.

Elie Wiesel
Rashi
Essai
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Elie Wiesel est né le 30 septembre 1928 à Sighet (Roumanie). Il n'a que quinze ans lorsqu'il est déporté à Auschwitz avec sa famille. Il y perd sa mère et sa petite sœur. Il est ensuite transféré à Buchenwald avec son père, qui meurt quelques jours après son arrivée. Libéré en avril 1945, il est pris en charge par l'Oeuvre de secours aux enfants (OSE). Il se consacre à des études de philosophie à la Sorbonne et devient correspondant parisien pour le quotidien israélien Yediot Ahronoth. Il décrit son expérience concentrationnaire d'abord en yiddish, sa langue maternelle, puis en français. La Nuit, récit poignant, publié en 1958 grâce à François Mauriac, inaugure une œuvre littéraire très riche, forte d'une quinzaine de romans et récits, de quarante livres publiés en tout, traduits dans plus d'une vingtaine de langues.
Devenu citoyen américain en 1963, il obtient une chaire en sciences humaines à l'Université de Boston. En 1979, il préside la commission présidentielle de l'Holocauste. Le président Bill Clinton l'envoie en mission aux Balkans. Fervent défenseur des droits de l'Homme, Elie Wiesel a ainsi soutenu la cause des Juifs soviétiques, des indiens Moskitos du Nicaragua, des boat people, des Kurdes, des victimes de l'apartheid en Afrique du Sud et des victimes de la guerre en ex-Yougoslavie.
Il a reçu de nombreux prix pour ses livres et son engagement humanitaire, dont le prix Médicis en 1968 pour Le Mendiant de Jérusalem, le prix du Livre Inter en 1980 pour Le Testament d'un poète juif assassiné. Le prix Nobel de la Paix lui est décerné en 1986.
Il est l'auteur, chez Grasset, de plusieurs romans et essais, dont Le Cas Sonderberg (septembre 2008).

" Il est la première référence. Le premier secours. Grâce à une étincelle venant de lui comme un sourire, tout s'éclaire. " Ainsi parle Elie Wiesel, qui rend un hommage poignant, dans ce livre bref et singulier, à l'une des figures majeures de la pensée juive : Salomon, fils d'Isaac, rabbin de Troyes au XIème siècle, plus connu sous le nom de Rashi.
Né en 1040 et mort en 1105, Rashi fut l'un des plus grands commentateurs du Talmud. La légende rapporte que ses parents possédaient une pierre précieuse, que l'Eglise voulut leur acheter ; plutôt que de céder à la tentation, ils jetèrent cette pierre à la mer - et le ciel, en récompense, leur donna un fils qui, par son esprit, brillait plus encore que cette pierre précieuse.
Mais Rashi n'est pas que légende : il est aussi le témoin d'une époque où la communauté juive, en France, jouissait d'un certain prestige et d'une certaine renommée. L'érudition rabbinique de Rashi, sous la plume à son tour lumineuse d'Elie Wiesel, est le signe d'une extraordinaire ouverture à toutes choses de l'esprit. Un appétit de chercher, de connaître, de comprendre, qui va bien au-delà de la lecture des textes sacrés ; un gai savoir qui nous parle encore, par delà les siècles.

Avril

 

Ariane Daguin
D'Artagnan à New York

Récit

Ariane Daguin a cessé d'être " la fille d'André Daguin ", le célèbre chef de l'Hôtel de France à Auch, pour devenir la Française la plus gastronome des Etats-Unis. Elle vit et travaille à New York où elle a fondé D'Artagnan, une entreprise d'épicerie fine, et a été la première à importer du foie gras aux Etats-Unis. Et, après avoir introduit le " bien manger " au pays du fast-food, elle se bat maintenant contre les puritains qui veulent organiser la prohibition du foie gras aux Etats-Unis.

Quand Ariane Daguin arrive à New York en 1977, elle n'a que 18 ans et ne sait pas encore qu'elle révolutionnera la gastronomie américaine. Elle trouve une place de fille au pair chez une famille aisée, puis travaille à temps partiel chez un producteur de pâtés new-yorkais pour financer ses études à la Columbia University de New York. Ariane Daguin était partie pour devenir journaliste, mais son destin a été tout autre. Elle fonde D'Artagnan avec un ami, et fait découvrir aux Américains le foie gras et la viande de gibier. Mais on ne devient pas une des têtes de file de la gastronomie en Amérique sans devoir affronter des obstacles. " Qu'est-ce que c'est que cette chose ? " demande l'administration de la santé quand elle veut importer du foie gras. Et les drôles de messieurs du New Jersey… Et la mafia qui rôde dans le port de New York…
Ariane Daguin surmonte bien d'autres épreuves : crise de la légionellose, mésentente avec son associé qui essaye de l'évincer (elle rachète finalement ses parts et devient ainsi l'unique propriétaire de D'Artagnan), lobby végétalien anti-gavage d'oies… Ariane Daguin est de tous les combats pour défendre la gastronomie. Et ce n'est pas facile, quand on est une femme dans un milieu de machos…

Jean Louis Hue
L'apprentissage de la marche

Essai

Jean-Louis Hue a dirigé la rédaction du Magazine littéraire. Il a publié Le Chat dans tous ses états (Grasset, 1982, prix Félix Fénéon) et Dernières nouvelles du Père Noël (Grasset, 1987, prix Goncourt de la nouvelle).

L'art de marcher est l'aboutissement d'une longue patience. Il faut beaucoup d'application et d'audace avant de trouver une foulée, un allant, un esprit. C'est ce lent apprentissage dont l'auteur a voulu retracer l'histoire.
Choisissant les écrivains pour guides, Jean-Louis Hue a suivi Pétrarque sur les pentes du Ventoux, Bashô au plus profond du Japon, William Wordsworth sous la pluie du Lake District, Henry-David Thoreau dans les forêts du Maine, Flaubert le long des rivages bretons, Stevenson à travers les Cévennes, retrouvé Rousseau sur ses terres familières - et le promeneur solitaire a joué un rôle décisif dans l'histoire de la marche.
Chacun de ces écrivains a suivi une voie singulière. Rebelles qui fuient leur époque, mélancoliques dont le mouvement soulage les idées noires, prophètes, mystiques, mauvais coucheurs, excentriques, garnements avides d'échappées belles. Ces voyageurs furent des pionniers. L'auteur a partagé leurs habitudes, leurs enthousiasmes, leurs rêveries, leurs fatigues aussi. Parfois, il les a abandonnés en chemin. Pris d'une paresse soudaine, lassé des antipodes, renâclant devant l'épreuve d'une escalade ou d'un trop long parcours, il a pris pour raccourci le chemin des bibliothèques.
Pérégrinant à travers le monde et dans les livres, on découvre une histoire de la marche , tout à la fois érudite, surprenante et allègre. Les chemins de la marche ne sont jamais loin de ceux de la sagesse.

Bertand Lacarelle
Arthur Cravan, précipité

Essai littéraire

Bertrand Lacarelle a trente-et-un ans, l'âge de Cravan à sa disparition. Il est l'auteur d'un essai sur Jacques Vaché, paru chez Grasset en 2005.

" On est sans nouvelles d'Arthur Cravan depuis sa disparition, au large du Mexique, en 1918. Il avait trente-et-un ans. Entre temps, une légende est née. Celle du poète boxeur maître du scandale, celle du précurseur du dadaïsme et du surréalisme. Pour André Breton, il faisait régner " le climat du pur génie ". Sa légende court jusqu'à nos jours, en passant par les cercles du situationisme, de la contre-culture et de l'art contemporain. Cet essai a pour vocation, en utilisant la technique du précipité chimique adaptée à la littérature, de retrouver le corps et l'âme d'Arthur Cravan. Le voici d'abord confronté à des personnages qu'il a connu, comme Apollinaire, Cendrars, Gide ou Duchamp, puis à des artistes d'autres époques ou d'autres univers, comme Maïakovski, Debord, Rimbaud ou Desnos, tous hautement réactifs. Un précipité final, en prose poétique, prend place au Mexique, où l'auteur est parti en 2006 sur les dernières traces de Cravan. De ce bain révélateur jaillit un Cravan complexe et vivant : un poète inspiré qui inspire ses contemporains, un boxeur fragile et dépendant des femmes, un homme qui met l'homme avant l'artiste et la vie avant l'oeuvre. Poète de sa vie, Arthur Cravan se disait lui-même le " prophète d'une nouvelle vie " et " l'âme du XXe siècle ". Cet essai veut faire retentir sa voix un siècle plus tard, pour réveiller nos âmes et ranimer nos corps. "

B.L.

Michel Onfray
Le crépuscule d'une idole
L'affabulation freudienne

Essai

Il existe plusieurs Michel Onfray : celui du Journal Hédoniste, celui de la Contre-Histoire de la philosophie, celui des essais : Sculpture de soi, Politique du rebelle, Théorie des corps amoureux. Mais celui qui signe ce livre imposant et important s'apparente, sans conteste, à l'auteur du Traité d'Athéologie.

Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme.
Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une " science ", et il n'y est pas parvenu. Il a voulu " prouver " que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinsèque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail.
Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science " dure " à laquelle aspirait son fondateur.
On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité - qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une " ouverture " biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette " science de l'âme " qui n'en est pas une.

Marielle Trolet N'Diaye
Le retour de la femme blanche en Afrique

Document
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Née en 1963 à Oran, diplômée de Science Po, thérapeute Tui Na, l'auteur exerce le massage énergétique chinois et la relaxation. Elle est l'auteur de Femme blanche, Afrique noire (Grasset, 2005), qui a connu un certain succès en librairie. Elle vit aujourd'hui au Sénégal.

Après un séjour au Sénégal où elle a rencontré Tamsir, un pêcheur qu'elle a épousé et dont elle a eu des enfants, Marielle Trolet Ndiyae, en proie à des crises de paludisme de plus en plus graves, décide de revenir en France avec sa famille.
cette nouvelle vie ne convient à personne, surtout pas à Tamsir, qui ne trouve que des petits boulots subalternes, pas davantage à Marielle, ni à leurs enfants. Ils ont la nostalgie de leur vie à Popenguine, leur petit village du Sénégal. Trois ans passent ainsi, moroses, où il sont " enfermés dans les transports, dans l'appartement, sur eux-mêmes ".
Un jour, ils décident de repartir pour l'Afrique. Le déménagement, le voyage, l'installation sont pleins d'embûches. Mais, portée par l'enthousiasme de vivre à nouveau dans l'endroit qu'ils aiment et qui leur convient, la famille va peu à peu aménager le terrain dont ils ont hérité, la case qu'ils y construisent et surtout le puits, source de vie pour eux et pour les autres habitants du bourg. Ils font alors l'expérience d'un autre mode de vie, où le temps passe plus doucement.

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Revue

Mars

Mondes, n°2
Les Cahiers du Quai d'Orsay / Grasset

Plusieurs grands noms dans ce N°2 de la nouvelle revue du Quai d'Orsay : Marcel Gauchet, Laurent Cohen-Tanugi, Olivier Poivre d'Arvor, mais aussi des thèmes très publics sur le renseignement, l'avenir européen, les droits de l'homme, l'histoire diplomatique…

En première partie, un grand dossier thématique consacré à la nouvelle puissance émergente qu'est l'Union européenne après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne :

Et maintenant l'Europe ?
- Entretien croisé sur l'identité européenne entre deux intellectuels de renom, Marcel Gauchet et Laurent Cohen-Tanugi, et un diplomate expert des questions européennes, le secrétaire général du Quai d'Orsay, Pierre Sellal
- Le nouvel avenir européen, par Jean-Michel Casa, Directeur d'Europe au Quai d'Orsay
- France-Allemagne : les actions décisives qui ont fait avancer l'Europe depuis deux ans (climat, régulation financière), par Bernard de Montferrand, ambassadeur de France à Berlin
- Union européenne et Etats-Unis, une relation spéciale ? par Muriel Domenach, directrice-adjointe des Affaires stratégiques et de sécurité, au Quai d'Orsay
- L'Europe vue de New Delhi, par Jérôme Bonnafont, ambassadeur en Inde

En seconde partie, une série originale de réflexions et de " vécus "
Analyses & Témoignages
- François Zimmeray, ambassadeur chargé des Droits de l'Homme - Pour une diplomatie engagée
- Général Emmanuel Beth - La coopération de défense et de sécurité
- Jean Mendelson, directeur des archives- Du bon usage des archives diplomatiques
- Eric Fournier, ambassadeur en Georgie - Un ambassadeur au coeur de la crise géorgienne
- Pascal Texeira, Directeur de la Stratégie de la DGSE - Renseignement et diplomatie
- Olivier Poivre d'Arvor, Directeur de CulturesFrance - Les nouvelles politiques culturelles américaine, britannique, allemande…


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Les Cahiers Rouges

Mars

Charles Baudelaire
Lettre inédites aux siens

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L'auteur des Fleurs du mal (1821-1867) a laissé très peu de livres. Ce volume est un émouvant exemple pour sa période de jeunesse.

Ce recueil contient quelque quatre-vingts lettres écrites par Baudelaire entre sa onzième et sa vingtième année à son demi-frère aîné, Claude-Alphonse, à sa mère, Caroline, et à son beau-père, Jacques Aupick. Cette correspondance extraordinairement écrite malgré le jeune âge de son auteur (mais qui s'en étonnera ?) est un document exceptionnel qui récuse notamment la légende de son enfance malheureuse. Affectueux, velléitaire, entier et d'une sensibilité extrême, Baudelaire apparaît déjà dans cette liasse de lettres retrouvées par des maçons, avec tout son génie, timide encore, mais certain.

Ernst Jünger
Le contemplateur solitaire

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Ernst Jünger (1985-1998) a été considéré de son vivant comme un des maîtres de la littérature allemande, à l'image d'un Goethe. Il laisse une œuvre immense allant des mémoires à la critique littéraire, en passant par le roman.

Ces essais écrits entre 1928 et 1975 s'ouvrent sur La Lettre de Sicile au bonhomme de la lune, probablement le seul texte où Jünger définisse aussi précisément sa méthode de vision double des objets et du monde, les apparences et les connexions occultes à déchiffrer. Méthode à l'œuvre dans tout ce recueil, qui regroupe aussi bien des réflexions sur les rapports du langage et de l'anatomie, des notes sur la peinture, que des récits de séjours au Portugal, en Sardaigne, à Antibes, où l'auteur découvre les tendances fondamentales de l'art occidental, marche sur les traces des survivances antiques, entre l'émerveillement du passé et le présent qui l'amuse.
Une introduction idéale à l'œuvre d'un des plus grands écrivains du XXe siècle.

G. Lenotre
La Révolution

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G. Lenotre (1955-1935) est un historien dont l'œuvre, anecdotique et narrative, s'inscrit dans une tradition qu'illustre aujourd'hui un Alain Decaux. Il a été membre de l'Académie française.

Ceux qui " ont vu la Révolution ", pour G. Lenotre sont les gens de l'ombre, les oubliés. C'est Jouy, que la Révolution amusait et qui jouait les ultra-royalistes pour se faire guillotiner, mais n'y parvint pas malgré ses farces et ses efforts. C'est Joliclerc, simple volontaire de l'an II, ou Philippe-Antoine Grouvelle, clerc de notaire et gratteur de violon, en ambassade à Copenhague. C'est Gateau, l'ami d'enfance de Saint-Just : il nous apprend que sous la Terreur les proconsuls servaient à dîner des volailles avec leur tête, et les convives leur tranchaient le cou avec des guillotines miniatures. N'oublions pas non plus les grands vainqueurs de la période : dont voici Rouget de Lisle, le peintre David et les conquérants de la Bastille, dans le grand fracas d'une période héroïque.
Ce volume rassemble deux des plus célèbres volumes de G. Lenotre, Sous le bonnet rouge et La Révolution par ceux qui l'ont vue.

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Nouveau Collège de philosophie

Mars

Hervé Juvin et Gilles Lipovetsky
L'Occident mondialisé
Controverse sur la culture planétaire

essai

Gilles Lipovetsky, essayiste français et professeur agrégé de philosophie, est un sociologue réputé. Il est l'auteur, entre autres, de L'ère du vide et de L'Empire de l'éphémère. Il a également publié, chez Grasset et dans la même collection, Les temps hypermodernes. Hervé Juvin dirige Eurogroup Institute, société de conseil qu'il a créée.

" La civilisation occidentale est unique et universelle, même si tout en elle, à l'évidence, n'est pas universel. "
Le mode de vie occidental s'exporte, jusque dans son besoin de consommation frénétique auquel la culture n'échappe pas. Cette culture devient culture-monde, abondante, éphémère, monnayable. La gloire éternelle n'est plus de mise mais la reconnaissance immédiate qui passe par la valeur marchande. Pour la première fois donc, culture et globalisation coexistent, de façon déstabilisante, inquiétante peut-être.
Dans un univers hypermoderne dominé par la logique de l'excès, qu'en est-il du capitalisme culturel ? Doit-on parler d'uniformisation à l'occidentale ou de réinvention de la différence ? La culture-monde signe-t-elle la fin de l'originalité ?
Dans un langage clair et accessible, les deux auteurs abordent des questions aussi variées que l'art business, les marques, le cinéma, ou la Haute Culture. Un essai polémique et vivifiant.


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Grasset-Jeunesse

 

Mars

Sohee Kim et Pierre Cornuel
Chu Ta et Ta'o
Collection Lecteurs en herbe

Maman de deux petites filles, Sohee Kim est correspondante en France pour la maison d'édition coréenne Woongjin. Pierre Cornuel, qui vit en région parisienne, a illustré de nombreux livres pour enfants ; dans Chu Ta et Ta'O, son travail d'illustration rejoint sa passion pour l'Asie, et ses inspirations de peintre.


Cette histoire se passe il y a bien longtemps, au cœur de la Chine du 16è siècle. Le talentueux prince Chu Ta, descendant royal de la dynastie des Ming, est promis à un brillant avenir. Mais l'arrivée des Mandchous au pouvoir vient tout remettre en question... Quittant le tumulte et les bouleversements de la ville, Chu Ta va alors, dans les montagnes, entre ciel et terre, à force de travail et de méditation, exprimer ce qu'il a au fond du cœur dans des peintures sublimes qui reflètent l'harmonie de la nature. Celui que l'on prit pour un fou était en fait une sorte de magicien ; et moi, le petit oiseau nommé Ta'O, j'en sais quelque chose ; j'ai eu la chance de naître de la main de ce prince devenu grand maître…
L'oiseau Ta'O nous invite à découvrir la vie du peintre Chu Ta. Intègre et passionné, Chu Ta avait décidé de ne plus parler ; son trait, concis et intransigeant, est le fruit des méditations de toute une vie, rejoignant la pensée zen puis taoïste de ce maître dont l'un des nombreux noms était " le montagnard aux huit Orients ", qu'il signait de manière à allier deux caractères signifiant " celui qui pleure et celui qui rit ". Du monastère du Nuage Vert à la cabane qu'il baptisa " le Chant après l'éveil ", il n'eut de cesse de perfectionner son travail pour se rapprocher de l'essentiel.

Avril

Eric Englebert et Claude K Dubois
On a volé mon sac
Amélie déménage

La vie

Médecin et thérapeute éricksonien près de Liège, le docteur Éric Englebert met son expérience et sa connaissance des maux qui perturbent la vie des enfants au service de la littérature qui leur est adressée, parce que " donner un livre à un enfant, c'est lui donner beaucoup d'amour. C'est lui dire ce qui est parfois difficile à dire et à vivre. L'aider à grandir, à vivre ses émotions et les partager, chercher avec lui des solutions. "

Claude K. Dubois a suivi les cours de l'École Supérieure des Beaux-Arts de Saint-Luc à Liège. Elle enseigne aujourd'hui le dessin à Liège, où elle habite, tout en écrivant et illustrant de nombreux ouvrages pour la jeunesse, notamment pour les Éditions Pastel et pour l'École des Loisirs. Chez Grasset-Jeunesse, elle a illustré le petit roman Papy et la fée de Gudule ("Lampe de poche 7 ans et + ").

Amélie déménage
Le papa d'Amélie a trouvé du travail dans une autre ville : ils vont devoir déménager ! Amélie est très triste ; elle va quitter son école et son amie Appoline…

On a volé mon sac !
Au cours de la fête de l'école, le sac d'Appoline disparaît…
Un nouveau " petit bobo " qui aborde le thème du vol et les réactions qu'une telle situation entraîne.



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